| 1. Marcellin Champagnat - fondateur des Frères Maristes |
Je suis né à Marlhes, le 20 mai 1789, année de la Révolution française. À 15 ans, je me suis senti appelé par Dieu à devenir prêtre, après la visite d'un professeur du séminaire où j'ai dû travailler beaucoup pour rattraper le retard sur mes études. Mon papa est mort alors que je n'avais que 14 ans et ma maman est morte 6 ans plus tard. À 23 ans, j'ai été admis au Grand Séminaire de Lyon pour la préparation directe au Sacerdoce. C'est là que j'ai fait partie d'un groupe dont les membres se sont engagés à fonder une Congrégation dédiée à la Sainte Vierge. Ce sera la Société de Marie, fondée en 1816. À 27 ans, j'ai été ordonné prêtre à Lyon et nommé vicaire du curé à La Valla, ministère que j'ai exercé pendant 8 ans. Dès la première année à La Valla, j'ai réuni quelques jeunes gens du pays, désireux de consacrer leur vie au service de Dieu en éduquant les enfants des campagnes, alors bien souvent sans écoles. |
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À 35 ans, voyant que Dieu bénissait mon oeuvre et m'envoyait des jeunes à former, j'ai fait l'acquisition de terrains, près de Saint Chamond, là où se trouve actuellement Notre-Dame de l'Hermitage. J'y ai fait construire en y travaillant moi-même, la grande partie des bâtiments qui existent encore. À 47 ans, j'ai fait Profession religieuse dans la Société de Marie avec les premiers Pères Maristes, dont Jean-Claude Colin, fondateur et premier supérieur général, car cette jeune congrégation venait d'être reconnue par l'Église. À 50 ans, j'ai eu comme adjoint, le Frère François, élu par les Frères comme directeur général. À 51 ans, épuisé par une longue maladie, les tracas, les difficultés, les incompréhensions que la fondation et le développement de la Congrégation des Frères Maristes avaient suscitées, j'ai remis mon âme à Dieu, le samedi 6 juin, veille de la Pentecôte 1840. Le 18 avril 1999, j'ai été reconnu saint par le Pape Jean-Paul II. Plus de 12 000 pèlerins maristes s'étaient donné rendez-vous à Rome à l'occasion de cette grande fête. Ce fut une grande joie pour l'Eglise universelle car l'action de l'Esprit dans ma vie encourage aujourd'hui de nombreux chrétiens à vivre l'Évangile dans les situations les plus diverses. |